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ANTIGONE 2020

dans une ré-écriture d'après les traductions du texte de SOPHOCLE
de THIERRY PAILLARD, auteur, metteur-en-scène et comédien, professeur de théâtre

Une recherche entre l'auteur de la réécriture et les interprètes lycéens :

 

Tout a commencé il y a 2 ans, lorsque l'auteur confie ses premières pages d'adaptation, la première scène entre Antigone et Ismène à Amélie et Julia, deux lycéennes. Ambre et Léo les rejoignent et une ébauche des autres scènes se met immédiatement en place. L'enthousiasme et la symbiose entre tous les membres de l'équipe devient vite très efficace, et avec le peu de temps que chacun peut y consacré, la pièce trouve rapidement une cohérence qui va pousser l'auteur et metteur en scène à en parler dans des lieu qui reçoivent des spectacles. Et lorsque la passion est visible, elle emporte l'adhésion ; ainsi une équipe de 3 apprenties comédiennes et 3 apprentis comédiens (Ethan et Esteban prennent leur rôle au pied levé), forme cette troupe qui va durer jusqu'au BAC, avant que chacun parte vers sa vie d'adulte.

Voilà ce conte, né au Théâtre de Fos et guidé par Thierry Paillard, porté au plateau grâce à la passion et le désir d'un groupe fervent qui s'est emparé sans retenue de ce « tout nouveau » texte du « très ancien » Antigone de Sophocle.

 

 

L'auteur de la réécriture :

 

« J'ai entrepris une réécriture de Antigone de Sophocle, afin d'en donner une mise en scène professionnelle avec la Compagnie de théâtre Le Rouge et Le Vert en 2020. Dans cette réécriture, l'axe de compréhension est mis sur le rapport Antigone-Ismène, avec la question : comment s'y prend-on pour choisir de vivre ? Sous-jacent le caractère indécidable du conflit Antigone-Créon, qui rejailli entre les deux sœurs ; et jusqu'au soldat. La pièce ouvre la narration avec le personnage d'une mendiante qui situe l'histoire et l'auteur de l'histoire. Puis, une foule semble s'organiser et flotte des airs de révolte et de liberté ; c'est le Chœur qui commence le « conte ». L'histoire défile avec ses personnages et sa tragédie. Enfin, la mendiante conclue le conte par une morale emprunte d'appels à la liberté. » Thierry Paillard.

 

Le philosophe :

 

« Plus d'une Antigone… Dans le contrepoint, et pour saluer l'Antigone de Thierry Paillard, je voudrais présenter le projet d'une réflexion philosophique sur la figure d'Antigone. Une nouvelle Antigone donc – une de plus ? A moins que la richesse du thème ne soit telle qu'il ne puisse y avoir une seule Antigone : il y a, c'est mon hypothèse, de toute nécessité, plus d'une Antigone. Comme si Antigone était vouée ou destinée à se répliquer, et en même temps, à se renouveler, à s'altérer, tout en demeurant reconnaissable à travers la multiplicité de ses figures. Pour aujourd'hui, la nécessité de « plus d'une Antigone », je voudrais tenter de la faire apparaître à travers une relecture des Remarques sur les traductions de Sophocle de Hölderlin, et je voudrais partir de cet éclairage pour avancer en direction de l'Antigone de Thierry Paillard, non pour la comprendre à partir de Hölderlin, mais pour tenter d'en saisir la variation singulière, pour entendre une différence d'accent. » Jean-Philippe Milet.

Présentation

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